Vaste action « Stop visites domiciliaires »: 1500 affiches et 15 000 accroche-portes à travers la Belgique

Vaste action « Stop visites domiciliaires »: 1500 affiches et 15 000 accroche-portes à travers la Belgique

300 personnes mènent une vaste campagne d’affichage « Stop visites domiciliaires » et distribuent 15 000 accroche-portes à travers la Belgique. L’action appelle la population à soutenir des pétitions parlementaires déposées par des citoyen·nes opposé·es au projet de loi, via le site : https://no-ice-in-belgium.net/. Ces pétitions sont adressées aux parlements wallons et bruxellois et dans différentes villes flamandes.

Dans la nuit du 14 au 15 juin, près de 300 personnes ont participé à une vaste campagne d’affichage dans plusieurs villes du pays afin de dénoncer le projet de loi sur les visites domiciliaires porté par le gouvernement fédéral.

Au total, plus de 1 500 affiches ont été placardées dans des stations de métro, aux arrêts de bus, autour des gares et dans l’espace public, notamment à Bruxelles, Liège, Namur, Charleroi, Mons, Huy, Waremme, Nivelles, Gembloux, Ottignies, Wavre, Leuven, Gand, Bruges et Rochefort. En parallèle, 15 000 accroche-portes ont été distribué dans les transports en commun à travers le territoire belge.

Cette action s’inscrit dans la campagne « Stop visites domiciliaires », qui s’oppose au projet de loi permettant à la police de pénétrer dans des domiciles privés afin d’y arrêter des personnes sans titre de séjour en vue de leur expulsion.

Les affiches placardées cette nuit interpellent directement les passant·es sur les conséquences du projet de loi et du durcissement des politiques migratoires. L’une d’elles affirme :

« Aujourd’hui, la Belgique rafle, enferme et déporte des personnes. Demain, ce sera pire. »

Elle rappelle que la Belgique et l’Union européenne préparent actuellement de nouvelles mesures telles que les visites domiciliaires, l’externalisation de l’asile vers des pays tiers, le renforcement de la politique de déportation ou encore la militarisation croissante des frontières.

Une seconde affiche pose une question directe aux citoyen·nes :

« Demain, la police pourrait rentrer chez vous pour arrêter et déporter des personnes sans papiers. Ça ne vous rappelle rien ? »

Elle renvoie au projet de loi sur les visites domiciliaires et souligne l’opposition exprimée par de nombreuses associations, magistrat·es, juges et organisations de défense des droits humains.

Pour les organisateur·rices, cette campagne vise à dénoncer et à rendre visible ce que le débat politique tend à invisibiliser. La campagne vise également à permettre aux habitant·es du territoire belge de s’informer et agir sur le site https://no-ice-in-belgium.net/ , où le projet de loi visites domiciliaires et le réglement retour de l’Union Européenne sont analysées, et où la population peut rejoindre et soutenir des pétitions citoyennes déposées devant différents Parlements du Nord, du Sud et de la capitale du pays.

« Derrière les termes techniques et les prétendues balises juridiques, ce projet autoriserait des interventions policières dans des domiciles privés pour y rechercher des personnes en raison de leur statut administratif. Nous refusons que des lieux de vie, des lieux d’hébergement et des espaces de solidarité deviennent des espaces de contrôle et de traque. » exprime Sacha, participant·e à l’action.

À travers cette action, ils rappellent que les personnes migrantes ne doivent pas servir de boucs émissaires aux crises actuelles et appellent à construire une société fondée sur la dignité, l’égalité des droits et la solidarité plutôt que sur la peur et l’exclusion.

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